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« Il faut bien… » : et pourquoi pas regarder cette phrase autrement ?

Photo du rédacteur: Katia Barthélémy Paillé
Katia Barthélémy Paillé
7 sept.
3 min de lecture

« C’est la rentrée, j’ai repris aujourd’hui le boulot. Il faut bien ! »

Cette petite phrase, on l’a probablement tous déjà prononcée.

Il faut bien travailler. Il faut bien assurer. Il faut bien gérer. Il faut bien continuer.

Et souvent, on ne se demande même plus ce qu’il y a derrière ce « il faut bien ».

Parce qu’il y a effectivement des choses qu’on ne peut pas juste décider d’arrêter.

Et oui, il faut travailler pour payer ses factures... Il faut s’occuper de ses enfants... Il faut assumer certaines responsabilités...

La question n’est donc pas de prétendre que nous avons toujours le choix.

La question est peut-être ailleurs.


« Il faut »… mais exactement quoi ?

Prenons le travail.

« Il faut que je travaille » n’est pas forcément la même chose que : « Il faut que je reste dans ce poste. »

« Il faut que je dise oui à tout. »

« Il faut que je sois disponible en permanence. »

« Il faut que je porte cette charge seul(e). »

« Il faut que je continue comme ça. »

Entre l’obligation réelle et tout ce qu’on y ajoute parfois, il peut y avoir une différence importante.

Et cette différence mérite d’être regardée.


Une même situation peut avoir plusieurs perspectives

Deux personnes peuvent vivre exactement la même situation et ne pas la vivre de la même manière.

L’une peut accepter une charge importante parce qu’elle lui convient momentanément.

L’autre peut se sentir enfermée dans cette même charge parce qu’elle n’ose jamais dire non.


L’une peut considérer qu’elle n’a pas le choix.

L’autre peut découvrir qu’elle peut négocier certaines choses, demander de l’aide, poser un cadre ou modifier sa façon de fonctionner.


La situation extérieure n’a pas forcément changé mais le regard porté dessus, lui, peut évoluer. Et cela peut suffire à faire apparaître des possibilités que l’on ne voyait pas auparavant.


« Je n’ai pas le choix » mériterait une deuxième question

Quand une situation devient pesante, on peut avoir tendance à penser en tout ou rien :

Je continue comme ça… ou je quitte tout.

Mais il existe souvent des étapes entre les deux.

Poser une limite. Dire non. Exprimer un besoin. Demander de l’aide. Déléguer. Revoir ses priorités. Changer certaines habitudes.


On ne peut pas toujours changer la situation.

Mais on peut parfois changer sa place dans la situation.


Alors, si on commençait déjà par questionner ?

Je vous invite à vous arrêter quelques secondes sur ce « Il faut bien ».

Il faut… pour qui ?

Pour quoi ?

Qu’est-ce qui est réellement incontournable ?

Qu’est-ce que je m’impose peut-être moi-même ?

Qu’est-ce que je pourrais faire autrement ?


Il ne s’agit pas de trouver immédiatement une solution mais simplement de remettre un peu de mouvement là où tout semblait figé.


Se faire accompagner pour retrouver de la marge de manœuvre

Il arrive que l'on comprenne qu’une situation ne nous convient plus, mais on ne voit pas comment en sortir.

Ou bien on sait ce qu’on aimerait faire… mais on n’arrive pas à dire non, à poser une limite ou à prendre sa place.

Dans ces moments-là, un accompagnement peut permettre de prendre du recul, de comprendre ce qui se joue et d’explorer différentes possibilités.

Pas pour décider à la place de la personne, mais pour l’aider à regarder la situation sous plusieurs angles, retrouver ses propres ressources et identifier les changements qui peuvent réellement lui correspondre.


Non, il n’est pas toujours possible de tout changer.

Mais il est possible de commencer par changer quelque chose.

Et peut-être que la première étape tient simplement dans deux questions :

Il faut… pour qui ?Pour quoi ?

 
 
 

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